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<p>Mademoiselle Marseille</p>

Mademoiselle Marseille

Enregistré avec Tatou et Blu, le fondateur et le guitariste de Massilia et Jamilson, un percussionniste brésilien rencontré lors de l’une tournée des marseillais dans ce pays, Mademoiselle Marseille a été inspiré par la lecture de "Banjo", un livre écrit dans les années vingt par l’écrivain jamaïcain Claude McKay et réédité à la charnière du siècle par André Dimanche.

En fait, le réel déclic de cet album a été la vue d’une vieille photo d’un bar de la rue Torte (située entre la Grand’rue et le quai du Port, elle fut bombardée par les Allemands durant la seconde guerre mondiale et n’existe plus aujourd’hui). Le visage d’une femme apparaissait dans le cadrage. Dans ce boui-boui où des noirs et des blancs en blouse de Chine jouaient ensemble, inventant ce que nous avons imaginé cinquante ans plus tard : Moussu T.

C’est cet univers que décrit aussi Banjo. Tout se passe au Panier, le quartier où est né Massilia. Ca a fait tilt dans ma tête. Car c’est par le Massilia que je me suis intéressé à la musique noire et à l’opérette marseillaise. A cette époque, Marseille était un de ces lieux où toutes les populations, quelles que soient leurs origines, se croisaient et partageaint ensemble la musique. Le magasin du père de Vincent Scotto était là aussi.

C’est cette idée de la Provence que j’ai eu envie de mettre en avant : ce folkore portuaire, cette société multiculturelle, plutôt que le cliché de la Provence rurale entre lavande et santons.