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Atahualpa Yupanqui

Atahualpa Yupanqui

“Je suis la cordillère, le fleuve et le huanaco. Je suis la terre et la savane d’or, le maïs prodigieux, l’orge couleur d’azur. As-tu vu plus puissant que ma grande espérance ?”

Ainsi se présente cet immense poète indien d’Amérique du Sud, le seul à avoir compilé les milliers de chansons (plus de 15000) qui composent l’univers populaire des indiens de ce continent. Il en écrira lui-même un millier qu’il chantera sur toutes les scènes du monde. Exilé en France en 1948 à cause de son opposition à la dictature peroniste, il se fera connaître en chantant en première partie d’Edith Piaf, laquelle ne pouvait qu’être sensible à cette poésie populaire et qui s’enracine dans la misère et l’oppression. Ami d’artistes eux aussi sensibles aux voix qui exhalent une âme en mal de vivre, comme Aragon, Eluard ou Picasso, il va faire entendre une poésie qui, sans lui sans doute, aurait disparu.

Né en 1908 dans la région de Buenos Aires, d’un père indien et d’une mère basque, il apprendra le violon et la guitare dès six ans et se consacrera définitivement à la poésie et à la chanson à partir de treize ans. Il est la mémoire de la poésie populaire des indiens d’Amérique du Sud, mais, plus encore, des paysans et ouvriers de ce continent. Il aura également participé à des études ethnologiques, en particuliers auprès des indiens Amaichas en Bolivie (avec Alfred Métraux en 1934).

Il puise sa propre inspiration dans une connaissance profonde et intime de l’âme indienne, de ses paysages et de ses coutumes autant que dans l’expérience de la misère que le début de sa vie lui a fait toucher du doigt. Hector Roberto Chavero, qui se fera appeler Atahualpa Yupanqui, associant les noms de deux empereurs incas pour bien signifier son appartenance à la culture indienne, disparaîtra à Nîmes en 1992.

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